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L'hopital D'albi doit satisfaire les besoins de santé publique
samedi 12.09.09 - 11h45
auteur : Jean Scheffer - Albi
« L'hôpital public doit répondre aux besoins de santé de la population et diminuer les inégalités d'accès aux soins »
Disparition du service d'endocrinologie du Centre Hospitalier d'Albi
Au centre hospitalier d'Albi, le service d'endocrinologie est sacrifié, sous couvert du plan blanc mis en place pour la grippe A: après avoir déjà supprimé16 lits dans ce
service, l'administration et certains médecins proposent de faire disparaitre le service en passant de 11 lits à 7 lits, intégrés dans le service de cardiologie. Sans service structuré, fini le dépistage et l'éducation des diabétiques (50% non dépistés), la prévention de ces deux facteurs de risque cardio-vasculaires majeurs, suite à la désorganisation d'une équipe ayant fait ses preuves (redistribution du personnel spécialisé en diabétologie).
Pendant ce temps les chiffres concernant le diabète et l'obésité explosent dans notre pays:
-La prévalence du diabète est passée de 3,3% en 1999 à 4,5% prévu pour 2016 ( +
40% soit 3 millions des sujets; 1 million de plus qu'en 2006), avec un risque de décès
d'origine cardiaque x 3.
-Concernant l'obésité, on est passé de 8,3% en 1997 à 12,4 % en 2005 (+50%!), avec un risque d'hypertension artérielle x 3 et le diabète y est associé dans 30% des cas.
"Les restructurations hospitalières ne doivent pas fouler au pied les besoins de santé
publique"
Restriction de l'accès à l'IRM des malades du centre hospitalier d'Albi
Une nouvelle installation de résonance magnétique(IRM) à la clinique Claude Bernard aurait du permettre une redistribution des plages d'activité entre cette nouvelle installation et l'IRM de l'hôpital qui était utilisée par l'ensemble des radiologues du secteur.
Les radiologues de l'hôpital ne disposent pour leur patient que de 18% du temps sur
l'installation de l'hôpital, alors qu'ils font 35% de l'activité radiologique de la ville.
Les radiologues de Claude Bernard disposent de 100% du temps sur leur installation sans même l'ouvrir aux autres radiologues libéraux (Toulouse Lautrec, Le Parc...).Les radiologues hospitaliers ne peuvent pas faire bénéficier leurs patients des nouvelles techniques pour le coeur réalisables uniquement à Claude Bernard.
Il existe donc bien une inégalité d'accès aux soins pour les malades du public.
La tutelle lors de l'autorisation d'un matériel " lourd" comme l'IRM, a le devoir d'une répartition harmonieuse de son utilisation .
L'hôpital depuis longtemps n'a plus de service d'ophtalmologie, d'otorhinolaryngologie, de stomatologie. Depuis peu, il n'y a plus d'urologie, il y a eu récemment des menaces sur la chirurgie viscérale. Cela suffit!
"Les restructurations hospitalières ne doivent pas aggraver l'inégalité d'accès aux soins de tous nos concitoyens"
A l'heure ou les dépassements d'honoraires vont devenir systématiques en libéral (secteur optionnel), ou les refus de soins se multiplient ( plus de 20% à Paris), ou 4 millions de français n'ont ni CMU, ni mutuelle, ou les maladies chroniques (diabète) seraient soumises à un forfait, il n'est pas admissible que les impératifs de gestion de l'administration, ou les intérêts partisans de certains médecins, prennent le pas sur les besoins de santé publique.
Le 10 septembre le CTE a voté contre le projet de restructuration sous couvert du plan blanc
Pour le Comité de Défense de l'Hôpital et de la Santé d'Albi Dr J Scheffer
Voir article "L'accès à l'IRM"
Voir article "Endocrinologie, centre hospitalier"