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Hôpitaux de proximité - Livre blanc hopitaux proximité

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

© APVF 1 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES HOPITAUX DE PETITES VILLES :  

 

UNE COMPOSANTE INDISPENSABLE POUR UNE 

OFFRE DE SOINS DE QUALITE SUR TOUT LE 

TERRITOIRE 

 

_____________________________________ 

 

TROISIEME LIVRE BLANC DE L’ASSOCIATION DES 

PETITES VILLES DE FRANCE 

 propo2.png

Octobre 2008 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

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Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

© APVF 3 

 

 

PREFACE 

 

 

Pour la troisième fois en moins de dix ans, l’Association des Petites Villes de France publie un 

livre blanc portant des propositions visant à défendre et à pérenniser les petites structures 

hospitalières. Il y a dix ans, il s’agissait, pour nous, de répondre à une campagne de dénigrement 

systématique et à un certain acharnement médiatique assimilant insécurité sanitaire et petits 

hôpitaux. 

Il y a cinq ans, il s’agissait de démontrer que les hôpitaux de proximité ne sont pas plus coûteux 

que les grosses structures hospitalières, bien au contraire. 

Ces deux attaques subsistent aujourd’hui, relayées pas de puissants lobbies du corps hospitalo- 

universitaire et aggravées par l’évolution très négative de la démographie médicale, qui est un 

réel problème posé à notre pays.  

Fidèle à sa vocation de force de propositions, l’APVF a souhaité s’inscrire dans la perspective de 

la future réforme hospitalière que doit présenter la Ministre de la Santé et qui sera débattue 

devant le Parlement, car une réforme est bel et bien nécessaire, nous l’avons toujours dit. Elle se 

doit de concilier rationalisation des dépenses, qualité de la prise en charge et égalité d’accès aux 

soins sur tout le territoire. Cette dernière assertion ne doit surtout pas être oubliée dans la future 

loi. 

Complémentarité, coopérations renforcées, mises en réseaux des structures hospitalières, toutes 

ces notions sont nôtres à l’APVF, nous les avons développées et popularisées dans toutes nos 

publications concernant les hôpitaux. Dans cette optique, nous pensons que les petits hôpitaux 

sont une composante indispensable dans la future organisation des soins et qu’il ne faut pas les 

aider par charité mais par souci d’efficacité, d’optimisation et de pragmatisme. La course à 

l’hyperconcentration dans ce secteur bien particulier qu’est la santé ne peut constituer la solution 

pour sauver ou pérenniser un système qui, certes coûteux, nous est envié un peu partout dans le 

monde.  

On nous rétorquera que l’organisation du système de soins n’est pas une question 

d’aménagement du territoire, comme s’il fallait se résoudre à ce que certains de nos concitoyens 

soient confrontés, là où ils vivent, à ce qui s’apparente à de véritables déserts médicaux. 

Voilà pourquoi nous abordons la question de la réorganisation de notre système de soins dans 

un esprit constructif mais vigilant. En ce sens, les futures communautés hospitalières de territoire 

préconisées dans le rapport Larcher peuvent être la pire ou la meilleure des choses. La pire, s’il 

ne s’agit que de préparer l’absorption des petits hôpitaux par les plus grosses structures avec à 

terme une disparition programmée, la meilleure, si cette coopération prônée par l’APVF part des 

besoins de chaque territoire et intègre réellement les petits hôpitaux dans le parcours de soins , 

utilise toute leur potentialité pour aboutir à un maillage sanitaire juste, équilibré et 

économiquement efficient. 

Cela exige davantage de concertation entre l’ensemble des acteurs du système de santé et les 

élus locaux ne doivent pas être absents de ce secteur car la question de la santé et de l’hôpital 

ne peut être laissée entièrement au niveau du Ministère de la santé ou des agences régionales 

de la santé, ou encore entre les mains de quelques grands praticiens hospitaliers qui ne 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

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connaissent de l’hôpital que ce qu’ils voient au quotidien dans un CHU. C’est une question de 

société, celle dans laquelle nos concitoyens désirent vivre. 

Nous souhaitons et nous revendiquons, pour les Maires des petites villes, participer pleinement 

au débat en apportant notre contribution à la rénovation de notre système de santé. Ce 

document en porte témoignage.  

 

 

Martin MALVY 

Ancien Ministre 

Président du Conseil Régional Midi-Pyrénées 

Président de l’APVF 

 

 

 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

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SOMMAIRE 

 

 

Introduction 

 

Avant-propos : Caractéristiques et dynamique des hôpitaux de petites villes 

 

 

PREMIERE PARTIE 

 

LA PROXIMITE COMME CLEF DE DEVELOPPEMENT DES HOPITAUX :  

 

LES PRINCIPAUX POINTS DE MALENTENDU 

 

A/ Des décisions relatives à la proximité des soins perçues comme unilatérales pour les 

hôpitaux 

 

B/ Une proximité perturbée par la « cohérence » SROS/T2A  

 

C/ Une proximité à négocier financièrement 

 

1) Les ARH sont moins des régulateurs territoriaux que des opérateurs budgétaires et 

tarifaires. 

2) Les éléments financiers de négociation sont de plus en plus fréquemment 

indisponibles 

3) Les termes des échanges sont de plus en plus difficiles à équilibrer 

 

 

DEUXIEME PARTIE 

 

RETABLIR UN DIALOGUE PLUS SINCERE SUR LA REORGANISATION HOSPITALIERE 

 

A/ Une meilleure prise en compte de la situation des petits hôpitaux est nécessaire avant 

de fixer les objectifs d’une réforme 

 

1) Les communautés hospitalières de territoire 

2) La télémédecine 

3) La certification 

 

B/ Le développement des alternatives à l’hospitalisation doit permettre aux petits hôpitaux 

de se repositionner dans le schéma territorial 

 

C/ L’APVF demande une modification des comportements institutionnels 

 

1) L’APVF réclame davantage de transparence dans les décisions administratives 

2) L’APVF réclame davantage de solidarité entre les établissements 

3) L’APVF réclame davantage d’ouverture sur la ville 

 

 

TROISIEME PARTIE :  

LES HOPITAUX DE PETITES VILLES : UNE CAPACITE DE CHANGEMENT FORTE, DES ATOUTS EVIDENTS 

 

A / L’engagement dans une dynamique collective territoriale renforcée 

 

1) Intégrer la cohérence territoriale des projets 

2) Intégrer la subsidiarité  

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

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3) Les hôpitaux de petites villes doivent démontrer leur capacité d’approfondissement, de 

réflexion et de proposition sur les problématiques sanitaires 

 

B / Augmenter l’offre de service des hôpitaux de petites villes en les ouvrant sur la santé 

publique et ses déclinaisons 

 

1) Les publics intergénérationnels 

2) La santé publique 

3) Les conventions hospitalo-universitaires et la recherche. 

 

C) L’investissement sur les personnels est nécessaire au maintien des structures de 

petites villes 

 

1) Valoriser les personnels et les nouveaux métiers 

2) Utiliser le vecteur des Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) 

3) Développer des programmes d’accueil et d’installation des professionnels hospitaliers 

 

 

QUATRIEME PARTIE 

LES PROPOSITIONS CONCRETES DE L’APVF 

 

I- De la concertation avant toute réorganisation 

II- Les clefs de la réussite des communautés de territoire 

III- Une offre hospitalière performante et juste doit être organisée sur un schéma territorial 

intégrant les petites villes et leurs hôpitaux 

IV- La spécificité des hôpitaux de petites villes dans l’offre de soins territorial nécessite un 

financement adapté 

V- Mieux gérer les ressources humaines afin de faire face au problème de démographie 

médicale dans les hôpitaux de petites villes 

 

 

CONCLUSION 

 

LA PLACE DES ELUS 

 

 

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INTRODUCTION 

 

 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

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Si une nouvelle fois l’APVF intervient sur le terrain de l’hôpital et en particulier sur les questions 

de l’égalité devant la santé, de la qualité de prise en charge et de la proximité, ce n’est pas 

seulement pour rappeler d’anciens débats. 

 

Oui ! la recomposition de l’offre hospitalière est indispensable, il faut ouvrir des lits de médecine, 

favoriser les coopérations et développer l’exercice partagé au niveau d’un territoire. 

Nous ne sommes plus il y a vingt ans, nous ne sommes plus il y a dix ans et les hôpitaux de 

petites villes ont pris conscience de la nécessité d’évoluer. Ils développent d’ailleurs à bien des 

égards des démarches innovantes dont quelques exemples se retrouveront dans ce troisième 

livre blanc de l’APVF consacré à l’hôpital. 

 

Nul n’ignore que les études menées par l’Assurance Maladie dans le cadre de la préparation des 

Schémas Régionaux d’Organisation Sanitaire (SROS) évaluent à environ 30 % les journées 

d’hospitalisation non pertinentes à l’hôpital en court séjour. Les deux grandes raisons d’égale 

importance sont, d’une part, le défaut d’organisation des prises en charge au sein de l’hôpital, 

dysfonctionnement pour lequel les hôpitaux de petites villes ne sont pas, loin s’en faut, les seuls 

responsables, et, d’autre part, la présence en nombre insuffisant de structures d’aval, problème 

pour lequel les petits hôpitaux sont les premiers à proposer des solutions afin de combler ce 

manque. 

 

Certes, l’environnement du service public hospitalier est suffisamment préoccupant pour justifier 

à lui seul une prise de position de l’APVF. La modification fondamentale des règles de 

financement des établissements de santé, qui s’est opérée dans une grande opacité, inquiète 

particulièrement les petits établissements. On a beau nous dire que les effets mécaniques de la 

tarification à l’activité (T2A) pèsent négativement principalement sur les plus gros établissements, 

rien ne paraît vraiment clair sur les moyens permettant aux hôpitaux de petites villes de 

poursuivre dans le bon sens leurs projets médicaux. Surtout, le rôle social des petits 

établissements est fort et n’est pas traduit en terme de T2A.  

 

Dans ce nouveau processus budgétaire, qui « tient » l’enveloppe MIGAC1, « tient » le système ; 

qui maîtrise l’évolution de la construction du MIGAC tient le jeu des acteurs. On ne sait pas 

exactement qui « tient », mais on sait que celui qui notifie est le Directeur de l’Agence Régionale 

de l’Hospitalisation (ARH) et on est certain que les élus locaux sont absolument étrangers à 

l’opération. 

 

Une nouvelle fois il sera redit que la transparence du système de santé est une règle d’or des 

relations entre l’Etat, l’Assurance maladie et les Hôpitaux, mais l’inquiétude est là. 

Inquiétude quant à l’écart de traitement qui demeure au bénéfice des plus gros établissements 

de santé, même si nous sommes d’accord pour saluer leur rôle dans les prises en charge les 

plus pointues. Cependant, les problèmes sont différents : les gros établissement s’inscrivent dans 

la concurrence avec leurs homologues ou avec le secteur privé lucratif tandis que les plus petits 

luttent pour leur survie. 

Inquiétude aussi quant au comportement de nos gouvernants, qui introduisent une authentique 

fracture des moyens entre les gros et les petits établissements de santé créant, de fait, des 

capacités de changement à deux vitesses. 

Inquiétude enfin quant à l’acharnement médiatique qui cible les plus petits. 

L’APVF sait bien qu’aujourd’hui demeurer isolé est suicidaire à court terme pour un 

établissement de santé de petite taille. Elle sait aussi tout l’intérêt d’opérer un changement au 

bon moment et en particulier avant que la population et les professionnels ne désertent les lieux. 

Elle sait enfin que nos concitoyens sont chaque jour davantage exigeants quant à leurs 

                                                           

1 

 Missions d’intérêt. général et d’aide à la contractualisation. La dotation MIGAC permet de financer soit des missions 

non directement reliées à la production de soins, comme la recherche, l’enseignement, l’innovation médicale, l’activité 

de recours, soit des activités de soins dispensés à certaines catégories spécifiques (SAMU, SMUR…). 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

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établissements de santé et qu’il faut aider les plus vulnérables à se hisser au niveau des attentes 

des plus performants. 

 

La culture de l’hôpital depuis son origine place dans notre pays les établissements de santé 

publics et participant au service public au premier rang des services publics où la permanence, la 

disponibilité et l’efficacité sont accessibles à tous. Les hôpitaux de petites villes, dans le respect 

des règles de sécurité et des contraintes de démographie professionnelle, ont un rôle à jouer que 

personne ne conteste. A ce stade, ce rapport aura le mérite de conforter leur rôle dans cet 

environnement mouvant et perturbé. 

 

L’APVF souhaite aussi placer le débat autour du sens des missions de l’hôpital dans notre 

société. Il est aujourd’hui admis que personne ne sait quel est le niveau approprié de la dépense 

de santé qui correspond au meilleur soin possible, c’est-à-dire au soin fourni en quantité juste et 

adaptée et au meilleur coût. Parmi les pays de l’OCDE, la France se place dans le groupe des 

pays qui dépensent pour la santé de leur population environ 10 points de P.I.B. Ce niveau élevé 

concerne, rappelons-le, un grand nombre de pays puisque 9 de nos voisins européens ont une 

dépense de santé comprise entre 9 et 11 % du PIB2. Les Etats-Unis, avec plus de 15% du PIB, 

sont largement en tête. Cependant, prenons garde de ne pas oublier que des dérapages des 

dépenses de santé peuvent se trouver amplifiés par un accroissement non maîtrisable des 

inégalités de santé. 

 

 

 

L’hôpital public n’est pas le bon 

samaritain qui doit à lui tout seul 

corriger les déficits publics des 

régimes d’assurance maladie. Il 

doit cependant œuvrer dans l’esprit 

de la solidarité et de l’approche 

humaniste sans lesquelles la 

sécurité sociale, notamment 

l’assurance maladie, ne serait pas 

née en 1945 

 

Les hôpitaux de petites villes sont 

directement concernés par les 

dimensions sociales d’accès aux 

soins et d’accueil des personnes 

quelles que soient leurs 

ressources, ce que peu de gens 

aujourd’hui ne contestent et 

certainement pas les cliniques 

privées ou la médecine libérale. 

L’hôpital de proximité, pivot 

irremplaçable du service public 

local, devient de plus en plus 

essentiel. 

C’est dans cet esprit que l’APVF rejoint sans difficulté certaines propositions du rapport 

LARCHER en faveur de l’organisation hospitalière réaménagée avec davantage de pertinence 

territoriale, mais en regrettant qu’un hospitalo-centrisme très urbain ait guidé la majorité de ses 

pages. La place de la santé publique dans les missions de l’hôpital, l’accès de nos concitoyens 

                                                           

2 

 En 2005, 10.7% pour l’Allemagne, 10,2% pour l’Autriche, 10.3% pour la Belgique, 10.1% pour la Grèce, 10.2% pour 

le Portugal, 11.6% pour la Suisse, 9.1 pour le Danemark, 9.2 pour les Pays-Bas, 9.1% pour la Suède et 11.1 % pour la 

France. Source : Tableaux de l’économie française, édition 2007, INSEE.  

Accroissement annuel des dépenses de santé en  

France depuis 1977 

 

Source :IRDES -  Eco-Santé France 2008, 

d’après données Drees, Comptes de la Santé 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

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les plus pauvres à une prise en charge hospitalière auraient sans doute mérité bien d’autres 

développements. Des propositions seront faites en ce sens. 

 

Le vent de réforme, qui souffle une fois de plus sur l’hôpital, présente pour l’APVF le bénéfice de 

placer la discussion, au-delà d’une logique de défense arc-boutée sur la routine et de vieux 

acquis, sur le terrain des propositions positives d’évolution de notre système hospitalier. L’APVF 

est prête à poursuivre, avec tous, des discussions en ce sens dès lors que de véritables temps 

de négociations lui seront consacrés. Elle y voit dans tous les cas le pré-requis indispensable à la 

progression des établissements de santé de petites villes vers la satisfaction des attentes de nos 

concitoyens.  

 

 

Part de la dépense nationale de santé dans le PIB dans quelques pays de l’OCDE 

 1960 1970 1980 1990 2000 2001 2002 2003 2004 2005 

États-Unis 5,1 7,0 8,8 11,9 13,2 13,9 14,7 15,2 15,2 15,3 

Suisse 4,9 5,5 7,4 8,3 10,4 10,9 11,1 11,5 11,5 11,6 

France 3,8 5,4 7,0 8,4 9,6 9,7 10,0 * 10,9 11,0 11,1 

Allemagne nd 6,0 8,4 8,3 10,3 10,4 10,6 10,8 10,6 10,7 

Autriche 4,3 5,2 7,5 7,0 10,0 10,0 10,1 10,2 10,3 10,2 

Portugal nd 2,5 5,3 5,9 *8,8 8,8 9,0 (e) 9,7 (e) 9,8 (e) 10,2 

Belgique nd 3,9 6,3 7,2 8,6 8,7 9,0 * 10,1 (e) 10,2 (e) 10,3 

Grèce nd 4,7 5,1 5,8 9,3 9,8 9,7 10,0 9,6 10,1 

Pays-Bas nd nd 7,5 8,0 8,0 8,3 8,9 (e) 9,1 (e) 9,2 (e) 9,2 

Suède nd 6,8 9,0 8,3 8,4 8,7 9,1 9,3 9,1 9,1 

Danemark nd nd 8,9 8,3 8,3 8,6 8,8 * 9,1 (e) 9,2 (e) 9,1 

Italie nd nd nd 7,7 8,1 8,2 8,3 8,3 8,7 8,9 

Hongrie nd nd nd nd 6,9 7,2 7,6 (e) 8,3 (e) 8,1 (e) 8,4 

Royaume-Uni 3,9 4,5 5,6 6,0 7,3 7,5 7,7 * 7,8 (1) 8,1 (1) 8,3 

Espagne 1,5 3,5 5,3 6,5 7,2 7,2 7,3 * 7,9 (e) 8,1 (e) 8,2 

Japon 3,0 4,6 6,5 6,0 7,7 7,9 8,0 (e) 8,1 (e) 8,0 (e) 8,0 

Irlande 3,7 5,1 8,3 * 6,1 6,3 7,0 7,2 7,3 7,5 7,5 

Finlande 3,8 5,5 6,3 7,7 6,6 6,7 7,0 7,3 7,4 7,5 

Luxembourg nd 3,1 5,2 5,4 5,8 6,4 6,8 * 7,8 (e) 8,3 (e) 7,3 

République tchèque nd nd nd 4,7 *6,5 6,7 7,1 * 7,4 7,3 7,2 

Slovaquie nd nd nd nd 5,5 5,5 5,6 5,9 * 7,2 7,1 

Pologne nd nd nd 4,8 5,5 5,9 *6,3 6,2 6,2 (e) 6,2 

nd : résultat non disponible. e : estimations. * : rupture de série. (1) : différence de méthodologie. 

Champ : France métropolitaine et DOM. 

Source : OCDE. 

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AVANT-PROPOS 

 

 

Caractéristiques et dynamique des hôpitaux de petites villes 

 

 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

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Les établissements hospitaliers de petites villes ont des statuts divers : plus de 500 centres 

hospitaliers (CH) pouvant être rattachés à plusieurs communes et de ce point de vue davantage 

insérés dans les logiques d’intercommunalité, plus de 300 hôpitaux locaux (HL)3. Même si plus 

de la moitié des centres hospitaliers se situent dans des petites villes, certains le sont dans des 

communes rurales et d’autres dans de plus grandes villes.  

 

Minoritaires au niveau macro-économique et dans les discussions sur l’Objectif National de 

Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM), puisqu’ils pèsent moins de 50% des dépenses 

hospitalières et emploient moins d’un agent sur deux, ils sont majoritaires en nombre 

d’établissements publics.  

 

C’est dire que les petits hôpitaux sont visibles de la population, en particulier dans les zones 

rurales, et ceci d’autant plus que le démantèlement des services publics locaux se poursuit… 

 

- Directement concernés par la permanence des soins, ils sont surtout aujourd’hui occupés à 

rechercher des pistes pour subsister. 

 

- Implantés dans des petites villes, souvent au centre de territoires ruraux, ils sont 

progressivement écartés d’un système qui se recentre sur les capitales régionales. 

 

- Particulièrement touchés par les effets de la démographie médicale, ils sont pourtant les 

premiers concernés par l’augmentation de l’espérance de vie qui met en exergue le besoin de 

proximité des soins. 

 

- Fragilisés dans une pure logique de spécialisation médicale et de plateaux techniques, ils 

sont en revanche naturellement impliqués dans la dimension des actions de santé publique et 

d’aides aux plus démunis. D’une certaine façon, ils sont les premiers à avoir traduit le fait que 

l’hospitalo-centrisme tourné vers le curatif – certes le cœur de métier de l’hôpital – devait se 

développer en intégrant la prévention, les déterminants de santé et les relations avec le 

domicile pour une satisfaction réelle de la population. 

 

- Tenus d’innover depuis plus de 10 ans, ils peinent à obtenir la reconnaissance de leur 

spécificité et doivent encore consacrer beaucoup 

d’énergie pour combattre des idées reçues. 

 

Non ! les établissements de petites villes ne sont pas,

priori, plus dangereux que les autres, sinon ce serait déjà 

publiquement démontré. Selon les données issues de 

l’Indice Composite d'Activité de Lutte contre les Infections 

Nosocomiales (ICALIN) pour 2006, présentées en janvier 

2008, si 44,6 % des CHR-U sont classés en A, les 

établissements de taille plus modeste détiennent de 

meilleurs résultats puisque 61 % des centres hospitaliers 

de moins de 300 lits et 68 % de ceux de plus de 300 lits 

obtiennent la même note. 

 

Non ! les établissements de petites villes ne sont pas plus 

coûteux que les autres. En terme de gestion, les études 

récemment publiées font apparaître un seuil d’économies 

d’échelles assez bas (200 lits environ) et un seuil de 

déséconomie d’échelle, c’est-à-dire de rendements 

d’échelles décroissants, à 650 lits installés environ, 

information reprise dans le rapport Larcher sur les missions 

                                                           

3 

 Source : Les grands chiffres nationaux de l’hospitalisation (2002). 

Le budget hospitalier est en moyenne 

consacré: 

67,3 

15,210,1 

7,4 

Dépenses de personnel 67,3 

Achats de médicaments et dispositifs 

médicaux 15,2 

Autres achats 10,1 

Amortissements et frais financiers (bâtiments, 

matériel…) 7,4 

Source : hopital.fr / APVF 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

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de l’hôpital4. Regrouper toutes les activités dans un seul hôpital, qui dépasserait les 650 lits, est 

donc contre-productif au plan budgétaire.  

Si les petits hôpitaux n’ont pas les moyens techniques pour soigner les pathologies graves, les 

gros hôpitaux usent de moyens disproportionnés pour soigner des pathologies qui ne nécessitent 

pas tant de moyens. C’est donc l’absence de coordination et de complémentarité entre petits et 

grands hôpitaux qui engendrent des coûts structurels non négligeables. 

 

Oui ! les établissements de petites villes doivent évoluer et leur dynamisme en la matière est réel. 

 

Oui ! les établissements de petites villes sont capables de comprendre que seuls ils ne peuvent 

pas tout faire. 

 

Personne ne conteste que les soins les plus pointus, comme la chirurgie cardiaque, la 

neurochirurgie, la neuroradiologie interventionnelle ou le traitement des grands brûlés, soient 

inscrits au niveau interrégional.  

 

Personne ne conteste non plus que les équipes hospitalières doivent être réactives aux situations 

d’urgence, en particulier en chirurgie, réanimation, obstétrique. 

 

Personne ne conteste qu’il faut se regrouper pour conserver une cohérence territoriale, et les 

établissements publics des petites villes ne sont pas les derniers à s’être rapprochés des 

établissements privés en la matière. 

 

Dans les petites villes, à l’inverse des plus grandes, on parle moins de concurrence que de 

complémentarité. 

 

Les premières conclusions des Etats Généraux de l'Organisation des Soins (EGOS) l’illustrent 

parfaitement. Les ministres ont souhaité que ces états généraux aient pour objectif de recueillir 

des contributions de professionnels afin de préparer le projet de loi sur la modernisation de 

l'accès aux soins prévue pour l'automne 2008. Plusieurs axes avaient été fixés : rénover l'offre de 

premier recours, identifier des outils qui permettront de garantir aux citoyens une plus grande 

égalité d'accès aux soins, améliorer la répartition des professionnels de santé sur le territoire.  

Au terme de quatre mois de concertation, ont été recensés des propositions sur : 

- le partage des compétences administratives et médicales afin d’éviter l’émiettement 

du temps de travail lié à l’isolement ; 

- l'encouragement à l'implantation de maisons de santé pluridisciplinaires financées par 

l'Etat, l'assurance maladie et les collectivités territoriales en évitant les projets 

concurrents sur un même territoire ; 

- la mise en place de l'interlocuteur de sortie à l'hôpital pour les patients et les 

professionnels libéraux ;  

- des outils pour favoriser le décloisonnement, dès la formation initiale, entre la ville et 

l'hôpital. 

 

Les hôpitaux des petites villes sont prêts à débattre de ces questions.  

 

Au demeurant, les prochaines années imposent des changements collectifs importants, autour 

de plusieurs enjeux. 

                                                           

4 

 Voir par exemple les études citées dans le rapport Larcher : Aletras V., Jones A., Sheldon T.A., Economies of scale 

and scope, et Ferguson B. Goodard M., The case for and against mergers, in Ferguson B., Sheldon T., Posnett J., 

Concentration and choice inhealth care, Glasgow, Royal Society Medicine Press, 1997 

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- l’exercice isolé est pénalisant, aussi bien en termes financiers qu’au niveau de la qualité ; il 

est pourtant de règle aujourd’hui, y compris dans les cabinets médicaux libéraux. Cependant, 

mobiliser les professionnels de santé par la prescription ne signifie pas travailler en équipe. 

- la promotion de la santé, y compris la réduction des inégalités sociales ou régionales, est 

encore insuffisante, malgré des efforts notamment européens (le 2ème programme d’action 

communautaire 2008–2013 dans le domaine de la santé est doté de 321 millions d’euros). 

- l’amélioration de la sécurité sanitaire des citoyens, y compris en cas de crise ou de 

catastrophe sanitaires, est essentielle. 

- La production et la diffusion des connaissances en matière de santé avec le développement 

« des cyber-citoyens » soucieux de gérer leur santé de façon autonome et responsable doit 

être prise en compte, les établissements de petites villes ont là aussi un rôle à jouer. 

 

Découpage des dépenses de santé en France 

  

Source : IRDES - Eco-Santé France 2008, d’après données Drees, Comptes de la Santé 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

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PREMIERE PARTIE 

 

La proximité comme clef de développement des hôpitaux : les 

principaux points de malentendu 

 

 

La proximité des soins hospitaliers est nécessaire pour assurer une offre de soins juste et de 

qualité. Pourtant, la proximité semble paradoxalement se faire sans négociation avec les 

hôpitaux de proximité, sans cohérence et sans discussion financière. 

 

 

A/ Des décisions relatives à la proximité des soins perçues comme unilatérales pour les hôpitaux 

 

Les Agences Régionales de l’hospitalisation (ARH) ont, 

lors du Schéma régional d’organisation des soins 

précédent, procédé à des restructurations qui ont 

concerné principalement les maternités. Cependant, à 

l’issue des SROS 2, il a été observé que la chirurgie et 

les plateaux techniques ont été assez peu restructurés 

et de manière générale très peu traités dans le cadre de 

ces schémas.  

 

En conséquence, et compte tenu des enjeux de 

sécurité, la circulaire du 5 mars 2004 a fait de la 

réorganisation des plateaux techniques un enjeu majeur 

pour ces schémas en émettant des recommandations 

précises en matière de seuil d’activité. Ce texte 

recommande de faire évoluer les sites de chirurgie qui 

ont une activité annuelle inférieure à 2000 interventions 

avec anesthésie vers des disciplines répondant à des 

besoins avérés pour la population, tels que les soins de 

suite ou de réadaptation et la médecine, sauf si des 

raisons d’ordre géographique justifient leur maintien, 

après une évaluation rigoureuse des risques. Pour les 

sites dont l’activité est supérieure mais qui connaissent 

également d’importantes difficultés, la sécurité des 

soins impose qu’une analyse soit conduite pour évaluer 

la nécessité de maintenir l’activité de chirurgie. Les 

recompositions prévues par le SROS 3 devraient porter 

majoritairement sur la chirurgie. 

 

Si l’APVF n’entend pas contester dans son esprit la 

graduation des soins, elle s’élève contre la logique 

couperet qui n’a pas vraiment disparu quand bien 

même les discours auraient formellement changé. Elle 

admet le repositionnement d’un établissement 

hospitalier dans une démarche d’amélioration des 

soins, pour autant que cette dernière soit démontrée. 

 

La concertation est nécessaire pour toute réflexion sur 

la proximité des soins. Il est aberrant de retirer sine die 

une autorisation d’activité dès l’instant où cette dernière 

Qu’est-ce qu’un territoire de santé ? 

Les territoires de santé se substituent aux 

anciens secteurs sanitaires depuis la mis en 

place des SROS. Leur découpage est 

hiérarchisé en quatre niveaux reposant sur 

une technicité croissante :  

1) Territoires de santé de premiers recours : 

ils correspondent aux bassins de vie 

déterminés par l’INSEE. C’est le niveau 

pertinent pour l’organisation des soins de 

premiers recours. Leurs frontières tiennent 

compte des réalités locales, indépendamment 

des limites administratives. 

2) Territoires de santé de proximité : Ils 

s’appuient sur l’analyse des flux vers les 

établissements de santé pour les activités 

médecine et chirurgie en délimitant les aires 

d’influences de différents sites.  

3) Territoires de plateaux techniques : Ils 

correspondent à l’esprit des anciens secteurs 

sanitaires. L’accès se fait 24h sur 24h avec 

l’organisation graduée pour : 

- L’anesthésie, la réanimation, 

- La chirurgie, 

- L’obstétrique, la pédiatrie, 

- L’imagerie, la biologie, 

- Les disciplines interventionnelles. 

4) Territoire régional : il constitue le dernier 

maillon structurant l’offre régionale. C’est à ce 

niveau que s’organisent la coordination de 

l’offre de soins régionale pour un segment 

d’activité (réseaux régionaux), l’offre de soins 

pour des équipements onéreux, les 

techniques de pointe, l’activité hyper 

spécialisée et pour la recherche. 

 

Les Contrats Pluriannuels d’Objectifs et de 

Moyens (CPOM) passés avec chaque 

établissement de santé déclinent des 

objectifs régionaux (notamment par la 

définition d’objectifs quantifiés de l’offre de 

soins). 

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est en dessous d’un seuil. La restructuration d’un hôpital doit prendre en compte la réalité locale 

et pas seulement des données techniques et financières.  

 

 

B/ Une proximité perturbée par la « cohérence » SROS/T2A  

 

Les outils de coopération hospitalière entre hôpitaux sont multiples 

et le rapport Larcher veut encore en rajouter.  

 

Avant l’application de la tarification à l’activité, le paysage des 

coopérations était schématiquement différent. Les diverses 

dispositions financières et pratiques comprenaient :  

- des accords sur l’orientation des patients ; 

- des prestations gratuites (en personnel et en moyens 

matériels) ; 

- un établissement support obtenant le financement de 

postes partagés ou le financement de postes partagés 

réparti entre les établissements ; 

- des mécanismes simples de remboursement de 

prestations, même si des difficultés pouvaient exister avec 

le financeur et les autorités de tarification ;  

- des désaccords sur le montant et la nature des 

remboursements  

- des divergences d’appréciation sur la nature des services 

rendus (durée et continuité de la prestation, orientation des 

patients) 

 

Aujourd’hui le paysage est profondément modifié.  

La tarification à l’activité et les fonds MIGAC, accessoirement avec 

le Fonds d'Intervention pour la Qualité et la Coordination des Soins 

(FIQCS)5, définissent actuellement le paysage financier, avec en 

permanence des décisions régaliennes, sans consultation ni 

explications en terme de régulation prix/volumes et d’arbitrages 

MIGAC/T2A.  

 

Dans le cadre des coopérations, des établissements supports 

peuvent être mis en difficulté car une convention type rembourse 

les salariés médicaux mais pas le « chiffre d’affaires ». La situation 

sera d’autant plus mal ressentie que le produit de la T2A ira à 

l’établissement dans lequel l’activité est réalisée (les exemples des 

filières d’urgence et de financement des lignes de garde sont 

typiques).  

 

Il n’est pas normal que les solutions - parlons plutôt « d’arrangement » - soient trouvées au cas 

par cas. S’agissant de la régulation prix/volume, il convient de déplorer que le nouveau dispositif 

de régulation ne facilite pas la coopération. Il est aujourd’hui impossible de mutualiser les 

                                                           

5 

 Le FIQCS finance des actions et des expérimentations concourant à l'amélioration de la qualité et de la 

coordination des soins dispensés en ville, par l'octroi d'aides à des professionnels de santé exerçant en 

ville, à des regroupements de ces mêmes professionnels ou à des centres de santé. 

 

Le financement des 

établissements de santé avant la 

T2A 

 

Le financement des 

Établissements publics de santé 

(ESP) et des établissements 

privés participant au service 

public hospitalier (PSPH) 

 

Les ESP et les établissements 

PSPH étaient dotés, depuis la loi du 

19 janvier 1983, d'une dotation 

globale de fonctionnement (DG) 

annuelle, reconduite chaque année 

en l'absence de toute négociation 

réelle entre l'autorité de tutelle et 

l'établissement. La DG était ainsi 

calculée sur la base de l'exercice 

précédent modulé du taux de 

croissance des dépenses 

hospitalières, déconnectant ainsi les 

moyens de l'évolution de l'activité. 

 

Le financement des 

établissements de santé à but 

lucratif  

 

La structure étant ici séparée des 

praticiens, les hôpitaux privés 

facturaient directement à 

l'Assurance Maladie les forfaits de 

prestation (rémunération de la 

structure) et les actes (rémunération 

des praticiens libéraux), sur la base 

de tarifs variables 

géographiquement et négociés avec 

l'Agence régionale de 

l'hospitalisation (ARH). Les forfaits 

de prestation étaient ainsi encadrés 

par la mise en place d'objectifs 

quantifiés nationaux (OQN) visant à 

réguler le financement par rapport à 

l'activité. 

Source : wikipedia 

 

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Le financement des hôpitaux avec la T2A 

 

En 2004, la réforme de l'assurance maladie a modifié le mode de financement de l'hôpital, jusqu'alors assuré par une dotation 

globale forfaitaire versée à chaque établissement. Les modalités de financement des hôpitaux ont été profondément bouleversées 

pour les activités de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO). Une part de plus en plus importante des ressources hospitalières 

dépend désormais du nombre et de la nature des actes et des séjours réalisés. En effet, depuis le 1er janvier 2008, la part de la 

T2A est portée à 100%. 

 

Les coûts sont détaillés, afin d'identifier les différentes activités de l'hôpital. Certaines d'entre elles - comme les missions d'intérêt 

général, les activités d'urgence ou les prélèvements d'organes - continuent cependant de bénéficier d'une part forfaitaire (le 

MIGAC).  

 

Cette « tarification à l’activité » s'appuie sur l'activité réalisée et devrait favoriser - entre autres - une plus grande équité dans la 

répartition des moyens entre les établissements de santé. 

 

Dans le cadre de la réforme du financement des hôpitaux, la notion de budget est remplacée par l'état prévisionnel des recettes et 

des dépenses, car ce sont les produits de l'activité qui déterminent les ressources de l'hôpital. 

 

Source : hopital.fr 

 

Objectifs Quantifiés de l’Offre de Soins (OQOS)6, il est encore moins possible d’obtenir une 

exclusivité d’activité du fait des coopérations. Dommage que le rapport Larcher sur ce point 

demeure si discret. 

 

Il est donc nécessaire d’inscrire les coopérations dans une approche stratégique, il ne faut pas 

négliger le facteur humain et les logiques d’acteurs 

 

C/ Une proximité à négocier financièrement 

 

1/ Les ARH sont moins des régulateurs territoriaux que des opérateurs budgétaires et tarifaires. 

 

La T2A est un révélateur puissant de la sous-performance théorique des hôpitaux. Elle ne peut 

trouver ses effets que si elle s’inscrit dans une bonne articulation entre planification et régulation 

par les tarifs. La marge de progression en ce sens reste énorme. L’exemple des Contrats 

Pluriannuels d’Objectifs et de Moyens (CPOM) est évocateur. En effet, les problèmes posés par 

les CPOM sont doubles :  

- D’une part, ils font l’objet d’une négociation en deux volets, ce qui scinde la partie 

« prospective » de la partie « financement »  et ne permet pas de disposer d’une vue 

d’ensemble. Il conviendrait de donner aux établissements, dans un cadre contractuel, 

une visibilité budgétaire à long terme sur les enveloppes hors T2A (missions d’intérêt 

général, investissements stratégiques).  

- D’autre part, les CPOM reflètent les limites des mécanismes de planification dans leur 

ensemble, manquant d’une vision cohérente de ce que doit être l’évolution des 

territoires de santé : il n’y a pas de cohérence entre le plan de redressement de 

chaque établissement et l’organisation des soins à l’échelle de la région. 

 

Des incertitudes existent sur le principe même de la T2A. Le pari de la T2A consiste à donner 

plus à certains et moins à d’autres, ce qui implique que ceux qui ont des efforts à faire les fassent 

vraiment. Dans les faits, ceux qui devaient rendre de l’argent ne sont pas en mesure de le faire – 

ce qui ne permet pas d’assurer l’équilibre financier de la réforme.  

 

                                                           

6 

 Cadre quantitatif par activité de soins déterminé pour chaque territoire de santé et ensuite décliné par établissement 

dans le cadre d’une négociation. 

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Les agences régionales d'hospitalisation 

 

Les agences régionales de l'hospitalisation (ARH), créés par 

l’ordonnance du 24 avril 1996, sont des groupements d'intérêt 

public associant l'Etat et l'assurance maladie. 

Elles sont chargées de mettre en œuvre, au niveau régional, la 

politique hospitalière définie par le Gouvernement, d'analyser et de 

coordonner l'activité des établissements de santé publics et privés, 

de conclure avec eux des contrats pluriannuels d'objectifs et de 

moyens et de déterminer leurs ressources. 

Elles s'appuient sur les travaux des conférences régionales de 

santé qui définissent annuellement les priorités régionales de 

santé et sur les avis des comités régionaux de l'organisation 

sanitaire (CROS). 

Elles élaborent, en partenariat avec tous les professionnels de 

santé, les schémas régionaux de l'organisation sanitaire qui 

tracent, tous les cinq ans, le cadre de l'évolution de l'offre de soins 

hospitalière en adéquation avec l'ensemble du système de santé. 

Source : www.sante.gouv.fr remanié 

Par ailleurs, en l’absence de véritable pilotage national, on ne sait pas toujours quelle serait la 

situation des établissements si on passait à une T2A à 100 % « pure », donc sans les 

enveloppes MIGAC qui ont vocation à financer les missions d’intérêt général. Faute de 

communication, ou plus simplement de simulation chiffrée nationale, rares sont ceux qui 

maîtrisent le poids que génère mécaniquement la T2A dans le déficit des hôpitaux. C’est d’autant 

plus inquiétant que la montée en charge progressive de la T2A devrait dégager des marges de 

manœuvre pour accompagner la réorganisation de l’offre territoriale. Que sont-elles devenues ? 

Comment aujourd’hui les financer ? Qui peut se satisfaire de la seule information selon laquelle 

le tarif correspond à un « tout compris » alors même que les questions précédentes demeurent 

jusqu’à présent sans réponse très nette.  

 

L’APVF s’est inquiétée à la suite du rapport Larcher qu’aucune proposition n’ait été faite sur le 

financement des petites structures hospitalières. Le rapport Larcher n’évoque pas les problèmes 

découlant de l’application de la T2A, or sa mise en œuvre pose de véritables difficultés dans les 

petits hôpitaux.  

 

En tout cas, c’est dire l’importance des problèmes de pilotage. Au niveau central, la Direction de 

l’hospitalisation et de l’organisation des soins (DHOS) peine à suivre le dispositif. Au niveau 

régional, les ARH font parfois preuve d’un certain scepticisme sur leur capacité à piloter cet outil, 

ce qu’a récemment relevé le Président de la République dans son discours lors de la remise du 

rapport Larcher. 

 

2/ Les éléments financiers de négociation sont de plus en plus fréquemment indisponibles 

 

La logique de la réforme implique que soit poursuivie à un rythme rapide la montée en régime de 

la convergence intra-sectorielle.  

Pour les établissements anciennement sous dotation globale, il a été proposé d’appliquer la 

tarification à l’activité à 100%, en adoptant un processus de transition similaire à celui en vigueur 

pour les établissements antérieurement 

sous OQN7. La transition serait gérée 

selon un mécanisme de coefficient qui 

serait calculé pour chaque établissement 

et convergerait chaque année de sorte 

que l’écart à 1 se réduise. Il s’agit par ce 

moyen de poursuivre la réforme du 

financement des établissements de santé 

en favorisant les éléments les plus 

dynamiques et en incitant les moins 

efficients à se réformer.  

 

La question centrale est celle du choix 

des outils adéquats d’établissement d’un 

diagnostic et d’accompagnement des 

restructurations. De ce fait, les 

propositions ne peuvent avoir de valeur 

que si elles sont précédées d’une analyse 

systémique et d’une prise en compte des 

délais nécessaires à la conduite du 

changement (les objectifs de 

redressements des établissements à court terme ne sont pas forcément concordants avec la 

logique du système). De même, la complexité du système est telle que toute proposition, pour 

être opérante, doit être d’une radicale simplicité d’application. 

 

                                                           

7 

 Objectif quantifié national.  

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L’APVF regrette que la mission Larcher ait été si peu bavarde sur ce sujet. Elle attend que cette 

question soit démocratiquement débattue. La généralisation des mauvais résultats financiers 

dans le secteur public ne peut plus s’accommoder de mécanismes d’attente, et les hôpitaux 

supportent de plus en plus mal les années de transition.  

 

3/ Les termes des échanges sont de plus en plus difficiles à équilibrer 

 

Aujourd’hui, parmi les plus petits établissements, les seuls qui s’en sortent financièrement sont 

ceux qui bénéficient de l’exonération des charges dans les zones de revitalisation rurales, que le 

gouvernement à tenté de supprimer, ou ceux qui ne supportent pas la rémunération des 

médecins qui perçoivent directement leurs honoraires (en cas de rachat de clinique par 

exemple). 

 

Le seuls chiffres officiels de recomposition dont nous disposons mentionne à l’issue des SROS 3 

une diminution d’implantations chirurgicales comprise, selon les régions, entre 5,4 et 12,4%, à 

rapprocher d’une augmentation d’implantation en médecine compris entre 1 et 3%. Le compte n’y 

est pas.  

 

Il est urgent d’expliquer aux petits hôpitaux qu’ils ne sont pas les seuls à payer la réforme.  

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DEUXIEME PARTIE 

 

Rétablir un dialogue plus sincère sur la réorganisation hospitalière 

 

 

Le rapport Larcher sur les missions de l’hôpital comporte de nombreuses recommandations, dont 

certaines sont reprises par l’APVF qui souhaite que les élus des petites villes soient pleinement 

associés à leur mise en œuvre.  

 

La concertation est nécessaire, la réforme hospitalière ne doit pas être marquée d’un 

parisianisme exacerbé, l’enjeu est trop important pour qu’elle se fasse sans concertation, sans 

dialogue. Les comportements institutionnels doivent changer afin que les élus locaux et tous les 

acteurs concernés par l’organisation hospitalière soient consultés, associés voire co- 

décisionnaires sur ces questions.  

 

Le retour des urbains dans les petites villes et les espaces ruraux est bénéfique, il permet une 

baisse de la concentration urbaine et des problèmes qui en découlent : pollution, stress, 

nuisances, etc. Ce retour ne peut se faire que si les petites villes offrent un minimum de services 

aux citoyens, pour qui l’offre de services de santé est déterminante.  

 

Le développement de déserts médicaux, c’est la fin des territoires. Cette donnée doit être prise 

en compte dans la négociation sur la réorganisation hospitalière. La permanence des soins est 

une donnée essentielle de l’aménagement du territoire, c’est pourquoi les petites villes ne 

peuvent pas se satisfaire d’une seule logique comptable de rentabilité à court terme.  

 

La cohérence est ici nécessaire : il n’est plus possible de se féliciter de la réussite de certaines 

politiques de santé publique et de laisser certains citoyens à une distance déraisonnable et 

dangereuse du premier service d’urgences. 

 

 

A/ Une meilleure prise en compte de la situation des petits hôpitaux est nécessaire avant de fixer 

les objectifs d’une réforme 

 

1) Les Communautés hospitalières de territoire 

 

Le maintien des hôpitaux de petites villes est essentielle pour assurer une prise en charge 

équitable des soins sur le territoire. Ce maillage sanitaire est nécessaire et doit être sauvegardé.  

 

L’APVF partage les conclusions du rapport Larcher concernant l’instauration d’une politique 

hospitalière davantage personnalisée avec une redéfinition des organisations territoriales ; elle 

souhaite être associée à la discussion des modalités de mise en œuvre. La mise en place des 

communautés hospitalières de territoires doit se faire en prenant en compte les problèmes mais 

aussi les atouts des petits hôpitaux. Ces communautés hospitalières ne doivent pas se faire 

contre les petits hôpitaux mais avec eux, en les intégrant, en utilisant leur potentialité pour aboutir 

à un maillage sanitaire juste, équilibré et économiquement efficient. L’idée de rapprocher les 

acteurs de l’offre publique est séduisante pour autant qu’elle débouche sur des projets communs 

qui devront être d’autant plus solides et réfléchis que les difficultés techniques, notamment liées 

au choix du périmètre communautaire, abonderont. 

L’APVF considère que l’ampleur du rôle joué par les communautés hospitalières de territoire 

dépendra tout d’abord de la stabilité de ses membres.  

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Il n’est pas admissible qu’il s’agisse, sous couvert de libre adhésion, de diluer les activités 

hospitalières et de précipiter les fermetures.  

Il convient au surplus de respecter tous les acteurs des territoires. La communauté hospitalière 

de territoire ne doit pas être une nouvelle « citadelle publique » qui relève exclusivement du 

pouvoir du directeur d’Agence. La loi devra apporter les garanties nécessaires pour que tous les 

acteurs de santé, notamment les professionnels libéraux et les établissements associatifs 

trouvent toute leur place. 

 

L’APVF sera particulièrement vigilante aux résultats de l’évaluation annoncée dans le rapport 

Larcher. Elle souhaite être auditionnée à cette occasion.  

 

L’APVF partage aussi les conclusions du rapport Larcher sur la généralisation des filières de 

soins. 

 

2) La télémédecine 

 

Elle est attentive quant aux recommandations sur la télémédecine. Cette nouvelle capacité 

technologique est un atout pour la proximité des soins et donc pour le développement des 

hôpitaux de petites villes puisqu’elle consiste à permettre ou à faciliter la pratique à distance de la 

médecine grâce aux techniques modernes de télécommunication et de traitement d’informations 

numériques de tous types.  

 

Différentes familles d’utilisation de la télémédecine peuvent être envisagées, selon que 

l’application concernée vise principalement à : 

- des échanges d’avis entre professionnels de santé (téléconsultation, téléexpertise, 

visioréunions, parfois multidisciplinaires) 

- assister à distance, principalement par des conseils, un patient localement démuni 

(téléassistance) 

- surveiller à domicile, en ambulatoire, une fonction vitale défaillante (télésurveillance) 

- pratiquer totalement et exclusivement à distance un acte médical (télédiagnostic, 

téléchirurgie) 

- organiser la circulation des données dans un réseau de santé (cyber-réseaux de santé) 

- délivrer des informations, voire un enseignement (cyberformation ou e-learning) 

- participer à la gestion des systèmes de santé (cybermanagement ou e-management) 

- offrir aux patients un accès direct et permanent à leur dossier de santé ou à des 

téléservices.  

 

Les pratiques de télémédecine doivent être encouragées en valorisant les prestations réalisées à 

distance, qu’elles soient pratiquées à domicile ou à l’hôpital. Les petits hôpitaux doivent rejoindre 

les réseaux disponibles. Par exemple, en Midi-Pyrénées existe le Réseau Télémédecine 

Régional Midi-Pyrénées qui réunit 49 établissements de santé du secteur. Outre son action sur le 

soin, il facilite les actions de prévention et d’éducation à la santé ainsi que la coordination des 

programmes de recherche clinique. 

 

Une parfaite intégration des hôpitaux de petites villes dans les réseaux de soins nécessite 

d’achever leur modernisation ; les petites structures doivent bénéficier du plan d’informatisation 

dans le cadre du plan hôpital 2012 afin de permettre une utilisation systématique des techniques 

de télémédecine.  

 

 

 

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3) La certification 

 

La certification, nécessaire, des hôpitaux, pose trois problèmes principaux pour les petits 

hôpitaux :  

 

• La première conséquence d’une non certification est la médiatisation. Devant les 

procès faits aux petites hôpitaux, une non certification de l’un d’entre eux est 

fatale. L’impact sur la population en cas de non certification sera forte : les patients 

se détourneront de l’hôpital non certifié, ce qui, dans un mécanisme de 

financement à l’acte, est gravement préjudiciable.  

 

• La deuxième conséquence a trait à la réaction des ARH. Si plusieurs 

établissements présentent le même projet sur le même territoire, l’ARH attribuera 

le projet à l’établissement ayant obtenu la meilleure certification. Il faut aussi tenir 

compte de la possibilité de voir, plus tard, les moyens financiers liés aux critères 

de certification.  

 

• La troisième conséquence a trait à l’impact de la certification sur le recrutement 

des professionnels. Les professionnels médicaux s’assureront des résultats de la 

certification avant de rejoindre un hôpital et en cas de mauvais résultats 

l’attractivité de l’hôpital en pâtira. 

 

Il convient donc d’aider les petits hôpitaux à obtenir des bons résultats lors de la procédure de 

certification, en aidant financièrement leur modernisation et en favorisant la mutualisation des 

compétences. La non certification ne doit pas devenir un nouveau couperet pour les petits 

hôpitaux légitimant au yeux de tous la fermeture de services. 

 

Les normes de sécurité difficiles peuvent être difficiles à respecter pour les établissements les 

plus petits : la présence d’une infirmière hygiéniste ou d’un qualiticien n’est pas possible dans 

tous les hôpitaux. Il est nécessaire pour les petits hôpitaux de mutualiser ces compétences.  

La certification doit être adaptée à la taille de l’établissement. Aujourd’hui, le référentiel est le 

même quelle que soit la taille de l’établissement. 

 

 

B/ Le développement des alternatives à l’hospitalisation doit permettre aux petits hôpitaux de se 

repositionner dans le schéma territorial 

 

L’APVF partage les conclusions du rapport Larcher sur l’ambulatoire et les hôpitaux de jour. 

 

Concernant l’Hospitalisation à Domicile (HAD), il est dommage que le rapport Larcher ait été 

aussi timide. Outre le fait qu’il s’agisse d’une alternative économique démontrée pour les soins 

de suite et de réadaptation, l’HAD est une activité de soins à part entière, particulièrement 

pertinente en termes de services rendus à tous les âges de la vie et d’organisation des soins 

entre l’hôpital et les professionnels libéraux. Cette pratique est donc essentielle à l’offre locale de 

services et doit être bien plus fortement soutenue. Si les petits hôpitaux ne la prennent pas, c’est 

le privé, déjà majoritaire, qui la monopolisera. 

 

L’APVF partage les observations du rapport Larcher concernant la liaison avec le médico-social. 

Le contenu du sujet est tellement important qu’il appelle à ce jour de nombreuses études 

supplémentaires, en lien directe avec la mise en œuvre des ARS. 

 

 

C/ L’APVF demande une modification des comportements institutionnels 

 

1) L’APVF réclame davantage de transparence dans les décisions administratives 

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L’APVF demande davantage de transparence, en amont et en aval des décisions stratégiques 

concernant tous les établissements de santé, par exemple : 

- publication des avis des rapporteurs aux Comités Régionaux de l’Organisation Sanitaire 

et Sociale (CROSS) en complément des positions des CROSS. 

- motivations explicites, en fonction du contexte des décisions prises, y compris des 

décisions positives, car aujourd’hui toute décision stratégique fait grief à des tiers. 

- suivi et publication des indicateurs de performance mis en œuvre dans les CPOM. 

- suivi et publication réguliers des situations financières des établissements. 

 

L’APVF se tient prête à toute discussion pour progresser dans ce sens. 

 

 

2) L’APVF réclame davantage de solidarité entre les établissements 

 

La solidarité existe et elle se manifeste déjà par de nombreuses conventions de gestion. Encore 

faut-il introduire de l’objectivité dans ce qui se fait en respectant trois dimensions : 

- l’état des lieux 

- le bilan financier 

- le service rendu à la population 

 

C’est justement parce que la rapport Larcher veut aller plus loin dans la solidarité entre 

établissements qu’il est nécessaire de s’y préparer. Etrangement, ce type d’exercice ne figure 

pas dans les innombrables commandes des autorités de régulation passées aux établissements 

ou dans celles qu’elles s’imposent à elles mêmes. 

 

 

3) L’APVF réclame davantage d’ouverture sur la ville 

 

Les hôpitaux de petites villes, plus que les grands établissements, doivent se restructurer en 

s’ouvrant sur la ville, et donc en favorisant les partenariats avec la médecine libérale mais aussi 

avec le secteur médico-social. 

 

La politique dite du « guichet unique » est certainement à développer dans les petites villes. 

Profiter d’une reconstruction pour associer par exemple un Etablissement d'Hébergement pour 

Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD), des Services de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD), 

un Centre local d'Information et de Coordination gérontologique (CLIC)8 et une maison du 

handicap, est une initiative à promouvoir.  

 

Aucune formule n’est à écarter, y compris de s’associer avec les collectivités locales pour 

développer des logements intergénérationnels et les proposer aux élèves des Instituts de 

Formation en Soins Infirmiers (IFSI). 

                                                           

8 

 Dispositif de proximité qui a pour objectif l'amélioration de la vie des personnes âgées. 

 

Ambulatoire / Hôpital de jour / Hospitalisation à Domicile 

 

L’ambulatoire désigne un traitement qui ne nécessite pas l'hospitalisation du malade. Une prise en charge ambulatoire permet 

de diagnostiquer, de traiter, de suivre un patient sans que celui ci ne soit hospitalisé. Une chirurgie ambulatoire est un geste 

chirurgical qui se fait dans la journée, et qui ne nécessite pas que le patient reste le soir à l'hôpital.  

 

Un hôpital de jour est un établissement, ou une partie d'un établissement hospitalier, qui accueille ses patients durant une 

matinée, une après midi voire une journée complète afin de réaliser des soins ou examens qui nécessitent la proximité d'un 

plateau technique, sans pour autant devoir être hospitalisé plusieurs jours, dans le cadre de maladies chroniques le plus souvent. 

 

L'hospitalisation à domicile est une structure de soins alternative à l'hospitalisation. Elle permet d'assurer au domicile du 

patient des soins médicaux et paramédicaux importants, pour une période limitée mais renouvelable en fonction de l'évolution de 

son état de santé. Elle a pour finalité d'éviter ou de raccourcir une hospitalisation en établissement. 

 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

© APVF 25 

 

 

TROISIEME PARTIE 

 

Les hôpitaux de petites villes : une capacité de changement forte,  

des atouts évidents 

 

 

Les hôpitaux de petites villes doivent développer des missions spécifiques, adaptées à leur 

situation particulière. Les spécificités des petits hôpitaux doivent devenir un atout dans l’offre de 

soins. 

 

A / L’engagement dans une dynamique collective territoriale renforcée 

 

C’est l’atout maître des hôpitaux de petites villes s’ils acceptent d’entrer dans cette dynamique 

territoriale. Ceci suppose d’intégrer la cohérence des projets au niveau d’un territoire, d’intégrer 

la subsidiarité et de démontrer la capacité des hôpitaux de petites villes à l’approfondissement de 

leur réflexion sur les sujets les concernant.   

 

1) Intégrer la cohérence territoriale des projets 

 

Tout projet hospitalier ou médico-social doit comporter une réflexion sur l’aménagement du 

territoire. La réflexion sur la cohésion territoriale ne doit pas se faire uniquement à la Délégation 

Interministériel à l’Aménagement et à la Compétitivité des Territoires (DIACT) ou au ministère de 

l’Intérieur, mais dans toutes les institutions, et en l’occurrence au Ministère de la Santé.  

 

L’ouverture d’un service d’hospitalisation à domicile, la création d’une Unité de soins intensifs 

cardiologiques (USIC), la mise en œuvre territoriale du plan cancer, la création de filières de 

soins sont autant de circonstances et d’exemples où la cohérence territoriale doit être objectivée, 

c'est-à-dire que doivent être envisagés :  

- un état des lieux du territoire, 

- une analyse de l’activité par établissement, 

- une mesure de l’accessibilité aux soins au regard des seuils de fonctionnement 

(urgences, cancérologie, interventions chirurgicales), 

- une analyse de la situation en amont et en aval de l’hôpital (prévention, santé publique), 

- une analyse de l’organisation médicale et administrative. 

Il s’agit d’un préalable à toute amélioration de la structuration des filières et à l’engagement 

d’outils communs. 

 

L’APVF s’est félicitée de la volonté du Ministère de la santé de vouloir que 90% de la population 

puisse être prise en charge en moins de 20 minutes par une structure d’urgence, contre 80% 

aujourd’hui9. L’APVF veillera à ce que cet les restructurations hospitalières intègrent ce 

paramètre.  

 

2) Intégrer la subsidiarité  

 

De l’analyse objective de la cohérence territoriale découle le choix du portage des futurs projets 

selon le principe de subsidiarité. Le rapport Larcher développe largement ce point dans ses 

                                                           

9 

 Discours de M. BACHELOT lors de l’ouverture d’Hôpital expo, le 27 mai 2008  

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

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Réseaux de soins / Filières 

de soins 

 

"Les réseaux de Santé ont 

pour objet de favoriser l'accès 

aux soins, la coordination, la 

continuité ou l'interdisciplinarité 

des prises en charges 

sanitaires, notamment de 

celles qui sont spécifiques à 

certaines populations, 

pathologies ou activités 

sanitaires. Ils assurent une 

prise en charge adaptée aux 

besoins de la personne tant 

sur le plan de l'éducation à la 

santé, de la prévention, du 

diagnostic que des soins. Ils 

peuvent participer à des 

actions de santé publique. Ils 

procèdent à des actions 

d'évaluation afin de garantir la 

qualité de leurs services et 

prestations." 

 

"Ils sont constitués entre les 

professionnels de santé 

libéraux, les médecins du 

travail, des établissements de 

santé, des centres de santé, 

des institutions sociales ou 

médicales-sociales et des 

organisations à vocation 

sanitaire ou sociale, ainsi 

qu'avec des représentants des 

usagers." 

 

"Les réseaux de santé qui 

satisfont à des critères de 

qualité ainsi qu'à des 

conditions d'organisation, de 

fonctionnement, et d'évaluation 

fixés par décret peuvent 

bénéficier de subventions de 

l'Etat, dans la limite des crédits 

inscrits à cet effet chaque 

année dans la loi de finances, 

subventions des collectivités 

territoriales ou de l'assurance 

maladie ainsi que de 

financements des régimes 

obligatoires de base 

d'assurance maladie pris en 

compte dans l'objectif national 

de dépenses d'assurance 

maladie visé au 4 du I de 

l'article LO 111-3 du code de la 

sécurité sociale." 

 

Les filières de soins, quant à 

elles, sont organisées autour 

d’un médecin référent qui 

décide de l’orientation du 

patient et assure son suivi 

médical. 

www.cnr.asso.fr 

 

 

réflexions sur les communautés hospitalières de territoire, en l’enrichissant de réflexions sur la 

gouvernance commune. La mise en réseaux, entre CHU et petits hôpitaux notamment, doit 

devenir une pratique systématique intégrée dans les CPOM.  

 

L’APVF qui, sur le principe, n’est pas hostile à cette étape, rappelle 

l’importance de la clarté et de l’impartialité qui doit accompagner ces 

diagnostics. L’histoire récente est peu encourageante. Elle alerte sur 

trois risques qui attendent les hôpitaux de petites villes. 

 

- Sur la chirurgie, les établissements d'un même territoire ou 

simplement voisins, par groupes d'activité, risquent de se 

battre entre eux dans une logique de concentration. Les plus 

faibles perdront avec tous les risques de recomposition 

sauvage. 

- Les plus gros établissements, réfléchissant plus vite à 

l'identification de leur part de marché la plus rentable, risquent 

de laisser aux petits établissements la réalisation d'activités que 

ceux-ci ne pourront pas supporter financièrement ou ne 

pourront pas assurer pour des questions de sécurité. Dans les 

deux cas, la mauvaise image reviendra sur le plus faible. 

- Les établissements de petites villes doivent bénéficier d’une 

autorité de régulation, d'une bonne formation interne pour bien 

gérer la négociation de leur contrat d’objectif et de moyens. Les 

éléments de comparaison non disponibles actuellement 

devront l'être très rapidement. Encore faut-il garder à l'esprit 

que des petites villes disposent de différentes catégories 

d'hôpitaux, dont certains têtes de réseau qui n’auront pas 

forcément les mêmes réflexes que leurs voisins plus petits, 

installés tout à côté. 

 

 

3) Les hôpitaux de petites villes doivent démontrer leur 

capacité d’approfondissement, de réflexion et de 

proposition sur les problématiques sanitaires 

 

Les nouvelles règles de jeu imposent des exercices auxquels les 

établissements sont peu habitués : passer du « ressenti » à 

« l’objectif » et ouvrir de nouveaux créneaux à la fois perturbants en 

terme d’habitudes et imposant de nouvelles règles de gestion. Comme 

cela est connu lors de nos grandes réformes, l’Etat qui impulse est 

rarement mieux préparé que les établissements à ces démonstrations 

qui doivent, du coup, être testées sur le terrain ; cela s’appelle 

l’expérimentation.  

 

Malgré leur aide, les organes spécialisés (Mission d’expertise et 

d’Appuis aux Hôpitaux - MEAH, groupes de travail ministériels) et les 

représentants des établissements (grandes fédérations et 

associations) comptent aussi sur les opérateurs de terrain pour 

présenter des monographies qui seront publiées si celles-ci sont 

probantes.  

 

C’est une chance pour les petits hôpitaux de mieux se faire connaître, 

d’autant que ces études sont le plus souvent financées. A titre 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

© APVF 27 

d’exemple, l’Agence Régionale d’Hospitalisation de Midi-Pyrénées a décidé de soutenir 

financièrement la définition d’une méthodologie de comptabilité analytique de filière gériatrique 

qui intéresse également la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA). .  

 

 

B / Augmenter l’offre de services des hôpitaux de petites villes en les ouvrant sur la santé 

publique et ses déclinaisons 

 

1) Les publics intergénérationnels 

 

C’est le cœur de métier des établissements de petites villes. L’APVF considère que la réforme 

des Agences régionales de l’Hospitalisation en Agences régionales de Santé constitue une 

occasion positive de faire reconnaître les établissements de petites villes comme pivots dans la 

prise en charge des seniors.  

 

Le rapport Larcher reprend nombre de propositions qui vont dans le sens d’une meilleure prise 

en charge pour les personnes âgées et les personnes handicapées, et l’APVF y souscrit 

globalement.  

 

Il est notamment nécessaire de reconnaître aux petits hôpitaux leur rôle de tête de réseau dans 

la prise en charge des personnes âgées. 

 

 

2) La santé publique 

 

La généralisation des pôles hospitaliers de santé publique dans les hôpitaux de petite ville, ou à 

tout le moins sur un territoire rural, est une nécessité. Nous devons nous rappeler de la place de 

l’hôpital vis-à-vis des plus démunis. Il en va non seulement de notre histoire mais de l’éthique. 

Pour la santé, l’unique recours pour les personnes les moins favorisées est très souvent l’hôpital. 

L’accès total au soin se fait quasi-uniquement à l’hôpital.  

 

Sur ce point, l’APVF regrette que le rapport Larcher sur les « missions de l'hôpital » soit avant 

tout pensé comme un rapport sur « l'organisation de l'hospitalisation ». En conséquence, la 

majorité des propositions concernent l'organisation des soins en médecine curative.  

Alors que le ratio coût/efficacité de la médecine curative atteint un plateau, aucune proposition 

n'est faite sur la place de la prévention dans les missions de l'hôpital public. Les missions de 

santé publique apparaissent comme le seul moyen de faire baisser les dépenses de santé, ou au 

moins de ne pas les faire croître, tout en ayant une population en meilleure santé.   

La dimension de santé publique des centres hospitaliers n'est pourtant pas débattue, ce qui va à 

l’encontre des politiques de santé menées récemment dans de nombreux pays. Cet aspect est 

pourtant au cœur de beaucoup des enjeux développés par le président de la république dans sa 

lettre de mission.  

 

La santé publique progresse pourtant en France, en témoignent les campagnes de l’Institut 

National de Prévention et d’Education à la Santé (INPES), mais elle tarde à devenir une des 

missions essentielles de l’hôpital. Elle doit pourtant entrer à l’hôpital, par la mise en place de lieux 

d’écoutes, de dépistages et d’informations notamment.  

 

Ainsi, à titre d'exemple, dans le rapport Larcher : 

 

- les propositions d'amélioration du parcours du patient et de coordination avec les soins 

de ville ne concernent que les malades chroniques. « L'hôpital ne peut pas se penser 

sans sortir de ses murs » était une des phrases de la lettre de mission. Elle a été traitée 

sans innovation, de manière hospitalo-centrée, dans une optique d'adhésion de 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

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l'ensemble des acteurs privés, institutionnels et associatifs à l'action hospitalière. Cette 

vision, qui n'aborde aucun thème de santé publique, est contraire au concept de travail 

en réseau. 

 

- L'intégration de la dimension sociale et médico-sociale est axée sur les personnes âgées 

et les personnes atteintes d'affection invalidantes. Ce volet aurait pu intégrer la mission 

d'accès aux soins pour tous des hôpitaux et ainsi poser à la fois la question du rôle de 

l'hôpital dans les soins aux personnes en situation de précarité et aussi celle des 

relations avec la médecine libérale et l'hospitalisation privée.  

 

- Les grandes thématiques de santé publique ne sont pas abordées dans la proposition 

concernant la coordination intersectorielle et les missions de l'hôpital « hors les murs ». 

Elles y auraient pourtant leur place. 

 

- La même remarque peut être faite concernant les propositions sur la distribution 

territoriale de l'offre de soins et sur les rôles respectifs des acteurs publics et privés. 

Cette absence de positionnement peut nuire à la mise en place de politiques territoriales 

de santé et profiter à l'hospitalisation privée qui, paradoxalement, est en train de 

remporter le « marché » de la prévention.  

 

- La réflexion sur l'avenir des Missions d'Intérêt Général était d'une importance capitale du 

point de vue de la santé publique. Aucune proposition n'est faite dans le rapport 

Larcher («poursuivre les travaux... »). 

 

L’APVF considère que les activités de soins ne sauraient être dissociées de la prévention, de la 

santé publique et de la lutte contre les effets de la précarité. 

Elle attend que les engagements du Gouvernement en la matière, en particulier en faveur des 

plus faibles, se retrouvent nettement dans le projet de loi en préparation. 

 

 

3)   Les conventions hospitalo-universitaires et la recherche. 

 

La proposition du rapport Larcher de refonte de l’enseignement et de la recherche est un élément 

dynamique incontestable qui est aussi intéressant pour la formation initiale que pour la formation 

continue.  

 

Les hôpitaux de petites villes ont toute leur place dans ce dispositif qui doit être ouvert plus 

largement dans les domaines où leur expertise est reconnue. L’enseignement et la recherche 

peuvent aussi être menées dans les hôpitaux de petites villes en tant que partenaires de filières, 

telle la filière gériatrie, ou la médecine de premier recours.  

 

Plus largement, la formation des jeunes médecins nécessite d’être revue en offrant une formation 

universitaire solide sur le plan de la médecine de premiers recours et de nombreux stages de 

terrain où cette pratique serait concrètement approchée. 

 

A titre d’exemple, les Gérontopôles en partenariat avec les hôpitaux des petites villes permettront 

de fédérer autour d’une même structure des équipes de recherche et des cliniciens, afin de 

dynamiser la recherche sur la longévité, de mieux prévenir les maladies responsables de la 

dépendance et de promouvoir la santé des personnes âgées.  

 

 

 

 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

© APVF 29 

C) L’investissement sur les personnels est nécessaire au maintien des structures de petites villes 

 

Le problème de la démographie médicale touche directement les petits hôpitaux, dans lesquels 

les équipes sont souvent vieillissantes et leur renouvellement difficile. Surtout, un hôpital est un 

point d’attraction pour les généralistes et permet donc de lutter contre la désertification médicale.  

 

Dans le monde rural, l’hôpital de petite ville est la principale structure de santé. Quand il n’y a 

plus de médecins libéraux, il n’y a plus que l’hôpital qui assure une permanence des soins.  

 

1) Valoriser les personnels et les nouveaux métiers 

 

L’évolution des métiers de la santé, comprenant notamment les expérimentations de coopération 

et de délégations de tâches entre professionnels de santé, mises en œuvre en 2004 et 2006, est 

à développer ; les hôpitaux de petites villes sont directement intéressés.  

Au delà des aides-soignants, aides médico-psychologiques, des auxiliaires de puériculture, des 

infirmiers ou des manipulateurs en radiologie, on ne peut plus ignorer que le suivi du dossier 

patient, de l’identification de la personne au circuit de la facturation, repositionne totalement les 

secrétaires médicales. Un chantier paraît mériter un éclairage particulier : la présence d’un 

technicien de l’information médicale (T.I.M.) dans tous les centres hospitaliers de petites villes, 

par recrutement direct ou par mutualisation. Le TIM collecte, saisie et traite les informations des 

patients afin d’évaluer l’activité médicale de l’établissement de santé. Il faut encourager la 

formation de TIM et leur emploi par les hôpitaux de petites villes.   

 

 

2) Utiliser le vecteur des Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) 

 

Les changements de notre système de santé 

font des IFSI des lieux à développer. Les 

schémas régionaux des formations sanitaires et 

sociales soulignent les enjeux reliant l’offre de 

formation à l’aménagement du territoire, pointant 

que ces enjeux résident plus dans la 

déconcentration des lieux de stages que dans la 

déconcentration des lieux de formation. Ceci 

n’interdit toutefois rien. 

 

Ce qui est important, c’est de présenter un 

catalogue de formation continue permettant aux 

petits hôpitaux de se développer à travers les 

filières de proximité, en tenant compte des 

évolutions en terme d’emploi et en identifiant les 

éléments de facilitation potentiels tels que les 

changements de fonctions au sein de ces 

établissements. 

 

De ce fait, les instituts de formation doivent être 

expressément chargés de : 

 

- recenser les besoins en formation des établissements de santé et structures 

extrahospitalières tant sur le plan sanitaire (formation des infirmiers et des aides- 

soignants) que sur le plan social (formation des auxiliaires de vie sociale). 

- élaborer des programmes de formation respectant les attentes et besoins de formation 

des établissements partenaires, notamment des plus petits. 

Répartition des médecins spécialistes en France 

 

Source : IRDES - Eco-Santé Régions & Départements d'après données 

duSNIR(CNAMTS)

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

© APVF 30 

Répartition des médecins généralistes en 

France 

 

Source : IRDES - Eco-Santé Régions & Départements d'après données 

du SNIR (CNAMTS) 

Il s’agit en effet d’un bien collectif qui doit être perçu par l’ensemble des acteurs comme un 

véritable enjeu d’aménagement du territoire.  

 

 

3) Développer des programmes d’accueil et d’installation des professionnels hospitaliers 

 

Il faut souligner que plus les hôpitaux sont attractifs, plus la facilité de recrutement est forte. C’est 

pourquoi la mise en place d’activités de recherche, de formation, le développement de la 

télémédecine, des réseaux de soins, l’investissement dans les infrastructures sont les meilleurs 

moyens d’assurer un dynamisme de la démographie médicale dans les hôpitaux de petites villes.  

 

Les incitations à l’installation doivent être fortes, à l’instar des mesures adoptées par exemple au 

Québec. Les praticiens doivent être vivement incitées à exercer dans les hôpitaux de petites 

villes mais aussi en médecine de ville. La répartition territoriale des médecins de ville est très 

largement liée à l’offre de soins hospitaliers sur le territoire.  

 

Le gouvernement a engagé des fonds (Fonds pour la modernisation des établissements de santé 

publics et privés - FMESPP) pour faciliter l’installation des personnels et leur accompagnement 

familial. La loi du 19 octobre 2007 par exemple, prône le développement des crèches 

hospitalières. Toutes les initiatives locales sont les bienvenues et l’APVF souhaite que ces 

projets soient davantage accompagnés surtout lorsqu’ils sont innovants.  

 

 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

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QUATRIEME PARTIE 

 

Les propositions concrètes de l’APVF 

 

 

Les services publics sont essentiels au dynamisme des petites villes. Le service public de la 

santé arrive en tête des préoccupations des habitants de petites villes, qui voient, à juste titre, la 

disparition de leur hôpital ou de services au sein de leur hôpital comme une tragédie. C’est 

pourquoi l’APVF reformule sa proposition faite en 2007 d’instaurer un « bouclier de service 

public », qui couvre bien entendu les activités du service public hospitalier.  

 

Dans la même logique, l’APVF reprend la proposition formulée par la FHF en 2007 dans ses « 65 

propositions pour l’avenir du service public hospitalier » qui mentionne que « quel que soit le 

territoire dans lequel il vit, tout patient doit avoir accès à des prestations assurées dans le respect 

des principes du service public (tarifs conventionnels et permanence des soins), y compris 

lorsqu’elles sont assurées exclusivement par un établissement privé ».  

 

 

I- DE LA CONCERTATION AVANT TOUTE RESTRUCTURATION  

 

 Les élus doivent être nécessairement concertés avant toute restructuration 

hospitalière  

 

Il faut laisser du temps au temps, car la cohérence territoriale prend du temps. Il faut 

abandonner l’idée des couperets. La période de concertation, dans un bon calendrier, doit 

comprendre le temps de la négociation. Les fermetures administratives décidées « d’en haut » et 

sans études d’impact, sont contre-productives et ne sont plus possibles. 

 

Des rencontres systématiques entre le Directeur de l’ARS et le Président du Conseil de 

chaque établissement doivent être encouragées. Leur format doit laisser un temps sincère de 

discussion sur la politique du territoire.  

 

L’APVF réitère sa demande faite en 2007, à savoir d’associer les élus locaux et les usagers dans 

le cadre d’un Conseil régional de santé publique obligatoirement consulté avant toute décision 

de restructuration.  

 

Les élus de petites villes demandent qu’une place leur soit réservée au sein des futures 

Agences Régionales de Santé, afin d’inscrire l’hôpital de petite ville comme maillon 

indispensable à la fois dans l’offre de soins et aussi dans l’élaboration des politiques de santé 

publique. 

 

Les élus demandent une place de premier plan dans les futurs conseils de surveillance des 

hôpitaux. Ils refusent de se voir retirer leur rôle au sein de l’hôpital. Le rapport Larcher a 

fortement inquiété les élus locaux sur ce point. 

 

 

II- LES CLEFS DE LA REUSSITE DES COMMUNAUTES DE TERRITOIRE 

 

 L’APVF demande que les élus soient concertés lors de la mise en place des 

communautés de territoire, que celles-ci soient évaluées, sécurisées 

financièrement et transparentes quant à leur fonctionnement.  

 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

© APVF 32 

La mise en place des communautés hospitalières de territoire doit se faire en concertation avec 

les élus des petites villes dont les recommandations d’organisation de l’offre de soins reflètent 

avec une acuité particulière les nécessités sanitaires de leur territoire. Les communautés ne 

doivent pas être imposées par les Agences.  

 

La mise en place de ces communautés doit tenir compte de la situation sanitaire de certains 

territoires afin d’assurer un égal accès aux soins pour tous et de ne pas voir se développer des 

« déserts sanitaires » à l’intérieur desquels certains citoyens verraient leur santé menacée du 

fait de l’éloignement de structures de premier recours.  

Il convient de maintenir dans tous les centres hospitaliers de territoire concernés un service 

d’accueil des urgences jour / nuit. 

 

Pertinence, persuasion et évaluation objective sont les clefs de la réussite des communautés 

de territoire, qui doivent s’inscrire dans les limites du praticable en termes de dimensionnement 

territorial et dans le souci d’ouverture à l’ensemble des acteurs de santé territoriaux. En 

particulier, la qualité des relations entre médecins libéraux et confrères hospitaliers limitera les 

risques de créer de « fausses proximités » tout en offrant davantage de chances de succès à la 

permanence des soins, au dépistage, à la prévention et à l’éducation des patients. 

 

La question du coût engendré par le personnel hospitalier appelé à se déplacer entre les 

établissements d’une même communauté devra être précisée lors de la création de la 

communauté.  

 

 

III- UNE OFFRE HOSPITALIERE PERFORMANTE ET JUSTE DOIT ETRE ORGANISEE SUR UN 

SCHEMA TERRITORIAL INTEGRANT LES PETITES VILLES ET LEURS HOPITAUX 

 

 L’APVF demande que les hôpitaux de petites villes, à travers la voix des élus locaux, 

soient pleinement intégrés dans les réflexions sur l’offre de soins sur l’ensemble du 

territoire. 

 

Le secteur public doit être présent dans la totalité de l’offre régionale, dans chacune des régions. 

Par conséquent, l’offre publique doit être construite en filière, alliant proximité et qualité. Les 

filières doivent être complètes et cohérentes. Ainsi, l’offre d’une filière gériatrique doit intégrer les 

Unités de soins de longue durée. L’hôpital de petite ville a un rôle majeur à jouer dans ce 

domaine. 

 

La cohérence de l’offre de soins hospitaliers au niveau d’un territoire passe par : 

- La systématisation des mises en réseau (urgences, chirurgie, cardiologie). L’APVF 

souhaite une mise en réseaux des structures de santé mais veille à ce qu’elle ne 

débouche pas sur une absorption des petits hôpitaux pas les plus gros. 

- La généralisation de la chirurgie ambulatoire dans le secteur public. 

- Le développement de l’hospitalisation à domicile. 

- Le développement de soins de suite et de réadaptation de qualité. 

 

Il convient de rendre publique dans chaque région la panoplie du possible pour les petits 

hôpitaux, dans une logique de sur-mesure pour les petits hôpitaux, et non en creux des 

préoccupations des CHU, et après accord entre les établissements hospitaliers d’un bassin de 

vie. 

Surtout, il apparaît évident que le CHU ne peut pas tout faire dans ses murs. Une réflexion 

générale doit déboucher, partout, sur la définition et l’organisation de partenariats incluant 

des échanges de personnels, d’expériences et de formations. Le renforcement du partage des 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

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informations en temps réel, avec les nouvelles technologies de l’information et de la 

communication (télédiagnostic), est une priorité pour les petits hôpitaux. Les solutions 

industrielles existent, notamment pour les blocs opératoires. 

 

Il est nécessaire de mettre l’état des recompositions et des partenariats hospitaliers à 

disposition de tous en les rassemblant dans des lieux connus, tels les observatoires. Le bilan 

de ces recompositions doit être suivi précisément. Il doit être porté régulièrement à la 

connaissance des conférences de territoire. Il faut évaluer avec une égale rigueur le coût du non 

maintien d’un service de proximité.  

 

La télémédecine doit être fortement développée car elle rompt l’isolement géographique de 

certains hôpitaux. Elle permet aux hôpitaux de petites villes de dispenser une offre de soins plus 

pointue, avec davantage de qualité et de sécurité. Elle est indispensable dans la mise en place 

de filières de soins de qualité.  

 

Les hôpitaux de petites villes doivent être pleinement insérés dans les dispositifs d’alerte sur 

les catastrophes sanitaires. Ils font à ce titre partie intégrante de la politique d’aménagement 

du territoire. 

 

Les activités de santé publique doivent devenir des missions hospitalières essentielles

surtout dans les petits hôpitaux : la prévention et l’éducation à la santé sont des missions que 

l’hôpital de proximité est le plus à même de remplir. Il conviendrait d’assurer un suivi annuel des 

priorités de santé publique lors du vote de l’ONDAM (proposition déjà faite par la FHF) et ainsi 

mettre en avant le rôle majeur des hôpitaux de petites villes dans ce domaine.  

 

Les petits hôpitaux doivent faire, dans le pilotage hospitalier au niveau national, l’objet d’une 

attention particulière. La transparence du système sera plus forte dès lors que les méthodes de 

gestion seront simplifiées, concernant notamment « l’ingénierie administrative de projets » des 

dossiers. Les petits hôpitaux doivent être aidés pour ne pas être victimes de la fracture de la 

technicité des dossiers. Les instruments qui existent en terme d’aides (MEAH, MAINH, 

HAS,…) doivent leur consacrer davantage de temps. 

 

 

IV- LA SPECIFICITE DES HOPITAUX DE PETITES VILLES DANS LOFFRE DE SOINS 

TERRITORIAL NECESSITE UN FINANCEMENT ADAPTE 

 

 L’APVF demande la prise en compte financière de l’atout principal des hôpitaux de 

petites villes : la proximité, qui permet une permanence des soins et l’accessibilité pour 

tous. 

 L’APVF demande la mise en place d’un plan de modernisation à destination des 

hôpitaux de petites villes. 

 

Il convient non pas d’aider par charité les petits hôpitaux, mais leur permettre de travailler. Ceci 

suppose de reconnaître leur rôle clé, de s’appuyer sur leur situation et leurs atouts dans l’offre de 

soins, et donc de les accompagner par des moyens appropriés, notamment en définissant la 

« prise en charge de proximité » en terme de T2A pour garantir leur fonctionnement. Pour ce 

faire il est nécessaire : 

- de définir la réalité du service rendu sur le territoire (cette étude doit être faite 

par les ARH et la mission T2A). 

- de payer le télédiagnostic dans les petits hôpitaux (aide à l’équipement 

systématique). 

- de payer le conditionnement de jour/de nuit en urgence des patients avant tout 

transfert. 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

© APVF 34 

- de reconnaître le rôle de tête de réseau des petits hôpitaux dans la prise en 

charge des personnes âgées et dans l’éducation thérapeutique. 

- d’approfondir le dispositif d’urgences et de transport sanitaire. 

- de reconnaître le coût de la précarité 

 

Il est nécessaire de développer les investissements sanitaires dans les hôpitaux de petites 

villes. Les aides à l’investissement versées par les différents canaux prévus (ARS au titre du 

Plan 2012, CNSA…) doivent contribuer à aménager les sites des petits établissements dans des 

proportions fortes. La certification nécessite des investissements parfois onéreux pour les petits 

hôpitaux, des financements doivent donc être consacrés à leur modernisation.  

 

Ces efforts collectifs, les territoires ne peuvent les supporter seuls. L’APVF attend de l’Etat des 

aides en la matière. La seule vraie franchise sur les questions financières qui est aujourd’hui 

attendue concerne la détermination, l’évolution, la distribution et l’évaluation de l’enveloppe 

MIGAC, qui doit comporter des prévisions pluriannuelles.  

 

 

V- MIEUX GERER LES RESSOURCES HUMAINES AFIN DE FAIRE FACE AU PROBLEME DE 

DEMOGRAPHIE MEDICALE DANS LES HOPITAUX DE PETITES VILLES 

 

 L’APVF demande un véritable plan national d’incitation à l’installation du personnel 

médical dans les zones sous dotées et dans les établissements rencontrant des difficultés 

de recrutement. 

 

Les élus de petites villes ont le sentiment d’être face à un « plan social » de l’Etat, qui veut 

supprimer des postes dans la fonction publique mais en demandant aux autres recruteurs, 

notamment l’hôpital, de le faire à sa place. 

 

La présence de professionnels qualifiés dans les petits hôpitaux est une responsabilité collective. 

Les parcours professionnels réaménagés doivent être systématisés. Des aides doivent être 

disponibles auprès des ARS pour le faire.  Les autorités territoriales, au premier rang desquelles 

les régions, doivent y contribuer, notamment en matière de transport, de logement. Les 

professionnels de santé doivent être incités financièrement à exercer dans les zones sous 

dotées ; les incitations doivent notamment porter sur les conditions d’exercice dans deux 

hôpitaux à la fois. Toutes les formules doivent être recherchées, y compris les plus innovantes.  

 

Les professionnels doivent être valorisés dans leurs fonctions, en particulier l’encadrement. 

Plus généralement, c’est l’intéressement collectif et individuel aux résultats positifs qui est posé. 

 

Les Instituts de Formation en Soins Infirmiers doivent être renforcés et largement ouverts et 

des relais universitaires doivent s’établir. Les petits hôpitaux doivent être pleinement intégrés 

dans ces réseaux.  

 

L’information devenant le cœur du système, non seulement français mais européen et mondial, il 

faut impérativement lancer un programme prioritaire d’embauche de techniciens de 

l’information médicale (T.I.M.) afin que les territoires perçoivent la réalité de leur situation. Le 

dispositif à deux vitesses qui aujourd’hui existe entre les différentes catégories d’établissement et 

de services est inadmissible, puisque seuls les plus grands peuvent mener une réflexion 

stratégique. 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

© APVF 35 

 

CONCLUSION 

 

La place des élus 

 

 

 

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

© APVF 36 

Si l’hôpital ne doit être accaparé par personne, la construction de solutions pérennes est une 

responsabilité collective, avec toutefois une identification facile des responsables. La réussite 

exige le respect de trois principes essentiels : 

 

- le réalisme des scénarios ; 

- la transparence des démarches ; 

- l’accompagnement des réalisations. 

 

Rien n’est donc possible sans concertation authentique. La mise en œuvre des communautés 

hospitalières de territoire ne sera réussie que si les élus y sont réellement associés.  

 

L’APVF sait bien que le piège du territoire, qui peut se retourner contre elle, c’est la subjectivité 

argumentée par la proximité. Elle sait aussi que le débat peut trouver de l’apaisement dans les 

échanges de point de vue que lorsque sont mises sur la table des analyses sérieuses de 

données approfondies permettant, au bon moment c’est à dire suffisamment tôt, d’éclairer les 

problématiques, et qu’alors un climat de confiance peut s’établir avec les représentants de l’Etat, 

désignés comme interlocuteurs. 

 

Sur le premier point, il doit être possible, mais cela est encore à prouver, de réduire les lieux 

communs, les débats trop larges et donc démagogiques pour avancer ensemble. Il doit 

également être envisageable de restreindre les espaces de négociation accaparés par les 

familiers de nos institutions et qui d’ailleurs ne restituent le plus souvent rien à leurs pairs. 

 

Sur le second, il s’agit de la parole de l’Etat et de sa valeur. Comment ne pas convenir qu’à 

chaque réforme l’administration améliore sa maîtrise de l’hypnose et de la trahison 

« contractuelle ». Sauf qu’aujourd’hui il ne s’agit plus de coups de canifs mais de prélèvements 

d’organes sur vifs sans consentement. Si la victime se remet du choc elle découvre que tout est 

de sa faute, surtout si elle est dans une petite ville. 

 

Cette situation doit cesser, c’est promis… depuis au moins 20 ans.  

L’APVF estime que les élus doivent se mobiliser pour être partout présents et tenir toute leur 

place dans les diverses conférences de territoire, et bien sûr très fortement dans la conduite des 

futures agences régionales. Ils ne doivent pas pour autant se désengager du fonctionnement des 

établissements eux-mêmes. Le Président de la République a demandé au Gouvernement 

d’approfondir les propositions de réforme du rapport Larcher sur les conseils d’administration 

hospitaliers. La perspective de permettre aux élus de se décharger de leur responsabilité de 

présider le nouveau conseil, quelque soit son nom, sera suivi avec grande attention.  

 

Souplesse oui, éviction non. S’il s’agit de voir les hôpitaux présidés majoritairement par des 

anciens hauts fonctionnaires honoraires issus du collège des personnalités qualifiées, mieux vaut 

le dire d’entrée. 

 

Pour notre part, persuadés que la population attend des élus locaux qu’ils s’impliquent dans les 

hôpitaux à la hauteur de l’attachement qu’elle leur porte, nous estimons indispensable leur 

présence à la tête des futurs conseils de surveillance ou de ce qu’il en tiendra lieu, au niveau des 

établissements de santé, qu’il s’agisse des hôpitaux ou des nouvelles communautés 

hospitalières.  

Les hôpitaux de petites villes – Une composante indispensable pour une offre de soins de qualité sur tout le territoire 

© APVF 37 

 

 

 

 

 

 

L’Association des petites villes de France tient à remercier pour leur soutien à la 

réalisation de cet ouvrage : 

 

La Caisse des Dépôts et Consignations et la SMACL, 

partenaires fidèles de l’APVF 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors que se profile l’examen par le Parlement du projet de loi ‘’Patients, santé et territoire’’, 

présenté par Madame la ministre de la Santé, la réforme de l’Assurance maladie et de la 

cartographie hospitalière revêt une importance cruciale sur le plan local. 

Les rapports Larcher et Flajolet, dont les conclusions sont largement reprises dans le projet de 

loi, abondent dans le sens du maintien d’un accès égal aux soins sur l’ensemble du territoire afin 

de lutter contre la ‘’désertification médicale’’. 

Nous pouvons être heureux de voir s’amorcer ces propositions qui rejoignent nos valeurs 

mutualistes de proximité. Depuis longtemps –toujours ?– nous avons engagé la promotion et la 

valorisation des spécificités locales, pour reléguer l’uniformisation nationale du système de 

santé : nous ne pouvons que nous féliciter de voir les pouvoir publics prêts à reconnaître la 

nécessaire mise en place d’une action territoriale de proximité. 

Toutefois, tant que le projet de loi n’a pas été adopté par le Parlement, il convient de modérer 

notre optimisme. Il est essentiel que l’ensemble du système de santé s’implique dans une 

réflexion globale. Dans ce contexte, une double convergence doit guider nos efforts, vers le 

retour à l'équilibre financier du système public mais aussi, et surtout, vers l’assurance pour 

chacun et pour tous de bénéficier des soins de proximité sur l’ensemble du territoire. Avec cette 

préoccupation à laquelle nous sommes particulièrement attachés : la solidarité 

intergénérationnelle. 

Dans le cadre de cette réflexion, l’expérience de la Smacl peut s’avérer précieuse, tant elle 

connaît bien la diversité des attentes locales. C’est pourquoi nous sommes particulièrement fiers 

de compter parmi les partenaires de l’Association des petites villes de France pour contribuer à 

l’élaboration de ce Livre blanc. 

 

 

Bernard Bellec 

Président de l’Union SMACL 

 

Robert Chiche 

Président du Conseil d’administration de 

SMACL Santé 

 


Date de création : 03/04/2009 @ 15:12
Dernière modification : 25/04/2009 @ 12:12
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